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Combattre la maladie du diabète 19 novembre 2007

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Combattre la maladie du diabète)
Un défi pour les politiques de santé
Fort inquiétants, le sont les chiffres sur la pandémie du diabète sous le choc desquels la communauté mondiale vit aujourd’hui et que la journée mondiale dédiée à ce fléau en a mis en relief l’ampleur et les graves retombées.
D’aucuns avancent que ce sont quelque 246 millions de personnes de par le monde qui vivent de nos jours avec le diabète et que ce chiffre s’élèvera à 380 millions d’ici 20 ans. D’autres, se basant sur des données de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), disent qu’ils sont plus de 180 millions à travers le monde qui sont atteints de diabète.

Au Maroc, les estimations-fautes de données fiables - soutiennent que ce sont environ 3 millions entre adultes et enfants qui seraient atteints de cette maladie.

C’est dire que l’incertitude des chiffres laisse planer beaucoup de doute aussi bien sur la géographie de ce fléau que sur ses retombées réelles tant sur l’économie mondiale que sur la santé humaine.

Conséquences combien dramatiques conjuguées, bien évidemment, à celles causées par les pandémies du cancer, du Sida et par bien d’autres maladies meurtrières.

Néanmoins, en attendant que l’encadrement sanitaire parvienne à faire une évaluation appropriée de cette maladie, l’Organisation Mondiale de la Santé estime le nombre de morts à cause du diabète à 1,1 million de personnes en 2005, dont près de 80% se sont produits dans les pays à faibles revenus.

Près de la moitié de décès imputables au diabète surviennent chez des personnes de moins de 70 ans, dont 55% sont des femmes.

Sur ce sombre tableau, tout un chacun peut saisir aujourd’hui l’effort fait à travers le monde pour venir à bout de cette maladie.

Cet effort se décline d’abord en terme de sensibilisation et d’explication de la maladie et des précautions à prendre par les malades.

Pour ne citer dans ce cadre que l’effort déployé par les Associations marocaines travaillant dans ce cadre conjugué aux actions des pouvoirs publics et à la contribution des médias. C’est le cas notamment de l’Association « Sport et Diabète » qui a saisi la journée du 14 novembre, journée internationale du diabète, pour organiser nombre d’activités culturelles sensibilisatrices sur la maladie.

C’est le cas aussi de la Fédération Nationale Marocaine du Diabète (FENAMAD, qui, concomittament avec cette journée, a organisé à Marrakech son deuxième congrès annuel dont les travaux qui se sont étalés sur deux jours ont permis l’échange d’expérience et de points de vue entre les experts nationaux et les militants associatifs à travers le Royaume.

Visites des stands d’associations et de laboratoires pharmaceutiques, débats de thèmes se rapportant aussi bien au rôle des associations des diabétiques, coût du traitement du diabète, couverture médicale et assurance-maladie-obligatoire,… sont entre autres moments forts qui ont fait de cette initiative de la FENAMAD un événement important dans la dynamique engagée contre la pandémie du diabète.

Cet événement a été saisi par les enfants de l’Association Marocaine d’Aide aux Enfants Diabétiques (AMAED) pour faire passer, à travers des présentations théâtrales et sportives, nombre de messages aux responsables les incitant à plus d’implication dans le combat contre le diabète.

Ces activités ont été relayées par les médias nationaux écrits et audiovisuels qui ont tous réservé une bonne place à cet événement, source de préoccupation nationale et dont le rôle de sensibilisation et d’éducation sanitaire mérite d’être souligné.

Certes, la journée internationale du diabète était également l’occasion de souligner l’effort fait de par le monde pour combattre cette maladie. Force est de noter, en ce qui concerne les dépenses de santé, que les pays de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) y consacrent 9 % de leur PIB que certains pays, notamment la France, l’Allemagne et la Belgique, y consacrent respectivement 11,1 %, 10,7 % et 10,3 %. Dans notre pays par contre, les dépenses publiques de santé ne dépassent pas aujourd’hui 1,5 % du PIB.

C’est dire tout l’effort qu’il y a lieu de déployer, de nos jours, pour mettre en place des programmes intégrés de prise en charge de certaines maladies chroniques, appliquer une politique médicamenteuse efficiente, une meilleure allocation et gestion des ressources, le renforcement des soins d’urgence et des infrastructures sanitaires pour répondre aux besoins des plus démunis,… bien des sujets d’une actualité brûlante sur lesquels le gouvernement actuel est vivement attendu, mais à l’égard desquels il a dit clairement son engagement. Un indicateur de taille ouvrant la voie à une croissance qualitative et quantitative de notre secteur de santé à condition, toutefois, que l’ensemble des acteurs et intervenants dans le secteur agissent dans un esprit de partenariat véritable.

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